VISPALY PIERRE

Sergent – 13° Cie.

118° Régiment d'Infanterie

 

VISPALY Pierre est né le 19 août 1895 à Biarritz fils de Jean et de Giro Mathilde hôteliers à Biarritz décédé le 10 avril 1916 suite aux blessures de guerre à l'hôpital Militaire de Verdun.Citation à l'ordre du régiment : « Sous-officier brave et énergique. Tué en première ligne à son poste de combat. » Croix de Guerre.

Il est inhumé à la Nécropole Nationale Faubourg Pavé de Verdun, TN° 3715

 

Un bon Biarrot un brave et noble cœur, vient de mourir au service de la patrie. Pierre Vispaly, est tombé au champ d'honneur, frappé par la mitraille allemande dans le secteur de …... où les attaques ennemies sont particulièrement violentes. Il était à peine âgé de 20 ans. Il partit avec enthousiasme au moment de l'incorporation de sa classe et fut versé au ...Régiment d'infanterie de La Rochelle. Quelques mois après l était sur le front où il se battit toujours en brave. Son intelligence et son excellent esprit militaire l'avait vite fait remarquer de ses chefs, tandis que ses qualités naturelles lui avaient attiré l'affectueuse amitié de tous ses camarades. Les galons de sergent avaient consacré sa vaillance et son courage lorsque la mort est venu l'enlever à l'affection de la compagnie où tous l'aimaient où tous garderont pieusement son souvenir.

 

Voici en quelques termes un camarade L......annonce la fin du camarade « Pierrot »

16 avril 1916

« voulez vous je vous prie vous charger d'une pénible mission ? Celle d'apprendre à la famille Vispaly (Hôtel Maison Carrée) le malheur qui la frappe,Le sergent Vispaly du …. Infanterie 3° Cie a été tué net hier, vers quatre heures du soir, par un éclat d'obus qui l'a frappé un peu au dessus de l'œil gauche, Il n'a pas souffert. Quelques minutes auparavant, deux de ses amis sont blessés. N'écoutant que son courage, il court vers eux malgré le bombardement infernal et les panse. Il revient vers sa section, ses hommes sont terrifies: « n'ayez pas peur leur dit -il, abritez vous le mieux que vous pourrez » Ce furent ses dernières paroles. Il est mort en brave et laisse dans sa compagnie un souvenir qui ne périra pas. Assurez la famille de la part que je prends au malheur qui la frappe.

P.S. Je m'occupe très activement de faire inhumer son corps au cimetière de Verdun. J'écrirai moi- même à la famille dans quelques jours.

 

Article paru dans la Gazette de Biarritz le19 avril 1916